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Donut

En ouvrant Direct-Matin plus tôt dans le métro parisien, je suis tombée sur un article intitulé « Boule de poils cherche foyer ». Une demi page pour informer sur les portes ouvertes de ce week end dans les 62 refuges de SPA, avec un chiffre ahurissant: 100 000 animaux abandonnés tous les ans en France. Comment? Pourquoi? Très franchement, j’ai une profonde colère envers ces gens qui abandonnent des animaux de compagnie, ils me font honte: ah oui le chiot ou le chaton offert à Noël a grandi trop vite, il est beaucoup moins mignon; ah oui le vrai lapin à Pâques, c’est rigolo le jour de Pâques mais c’est tout; ah mince on doit partir en vacances donc on abandonnera le chien dans la forêt, quelqu’un le trouvera bien. Non mais sérieusement? Un peu de maturité et moins de lâcheté s’il vous plait. Si on ne se sent pas capable de s’occuper d’un animal, d’un être vivant, alors on s’abstient de caprices. Oui ça a un coût: nourriture, vaccins, litière, etc… Oui c’est parfois contraignant quand on voyage. Mais le bonheur en retour au quotidien, est juste indescriptible.

On a toujours eu des animaux à la maison. De toute petite, j’adorais les chats mais j’avais aussi élevé un mouton au biberon qui me suivait partout, et puis j’avais un chien qui avait fugué un jour où j’étais absente pour finalement le retrouver devant la porte de ma classe de CM1 où il n’avait jamais été avant. J’ai eu un chat aussi qui s’était cassé la patte le jour où je fracturais ma jambe au ski, on était alors deux plâtrés dans le lit. Je pense que grandir avec des animaux favorise grandement l’épanouissement, surtout quand on est enfant unique. Quand j’ai quitté mon nid breton pour les études supérieures et la vie en petit studio, c’était compliqué d’avoir un animal avec moi, à mon grand regret et ce jusqu’à mon arrivée en Espagne pour la fin de mon cursus. Dès la première semaine de ma nouvelle vie espagnole (on remonte en 2010), j’ai trouvé un chaton à peine sevré enfermé dans un sac poubelle, la queue cassée, les moustaches coupées. C’est la première fois que j’étais directement confrontée à la maltraitance animale et sur le coup je n’ai pas réfléchi, je l’ai ramené chez moi et il est devenu Suerte (la chance en espagnol). Une chance réciproque de se trouver, on s’est mutuellement sauvé. Moi je lui ai sauvé la vie, et lui il m’a aidé à ne pas être seule dans une période de deuil. Mon petit compagnon catalan qui m’a suivi pendant 3ans entre la France et l’Espagne, en voiture, en train, même en avion, est tombé très malade, trop jeune. Ça a vraiment été un déchirement de se quitter de la sorte.

Arrivée à Paris, j’avais hâte de trouver un appartement assez grand (oui bon un 2 pièces quoi, on est à Paris!) pour reprendre un chat. Avec mon copain, nous nous sommes rendus aux portes ouvertes de la SPA sur la place de la Bastille en mai 2015. On n’avait pas du tout entendu parler de ce week end d’adoption, on est passé devant par hasard et le cœur nous a poussé à entrer. Ok, là j’ai vraiment eu les larmes aux yeux. On nous parle des refuges, on voit des émissions, mais voir EN VRAI autant d’animaux abandonnés, ça fend le coeur. Ils ont chacun leur petite fiche pour les présenter, avec une description de leur caractère et de leurs problèmes de santé s’ils en ont, et depuis combien de temps ils sont abandonnés. Les chatons partaient très vite, les chats adultes un peu moins, les chats malades encore moins. A ce moment là, on a compris qu’on ne repartirait pas les mains vides. Alors on a fait le tour, plusieurs fois. On a lu des fiches, on a fait des caresses. Mais c’était trop dur de faire un choix; on s’est alors rappelé une vieille blague qu’on avait faite en retapant notre appartement aux murs blancs et parquet fraichement poncé « T’imagines un chat caméléon? genre blanc et roux pour se fondre dans le décor ». Il y avait un seul chat blanc et roux: Donut, 3 ans, en refuge depuis un an. Il était assez en retrait dans sa cage, mais il a ronronné tout de suite quand je l’ai caressé. Coup de foudre au premier contact. C’était lui. Aller hop dans la boite. Son premier reflex quand il est arrivé dans l’appartement a été de s’installer sur le lit, là où il dort chaque nuit depuis un an. Comme il mange à heure fixe matin et soir, il est réglé comme un horloge et est d’ailleurs notre réveil à 7h. Il est extrêmement ponctuel, au 1/4 d’heure près: tous les matins entre 6h45 et 7h15, même le week end. Et puis il ronronne sans arrêt. C’est un chat heureux. Même dans 35m2. Et nous sommes heureux aussi de l’avoir; on ne se souvient même plus de notre vie dans l’appartement avant lui. Je poste quelques photos de lui ponctuellement sur instagram et je dis et redis à quel point il est important de penser à l’adoption même quand on vit dans un petit appartement. Un chat sera toujours plus heureux dans un foyer aimant que dans une cage de refuge. Quand nous allons passer un week end chez nos parents en Bretagne ou Charentes, il prend le train avec nous (le billet coute 14 euros AR). Si nous partons en vacances, nous trouvons quelqu’un pour le garder. Il y a toujours des solutions (amis ou même des cat sitters dont les annonces débordent chez les vétérinaires). Je terminerai juste ce post super long (mais c’est un sujet qui me tient à cœur) par vous dire qu’avoir un animal c’est juste du bonheur, de l’amour, de la tendresse, et beaucoup de rire. Donut me fait tellement rire tous les jours: quand il se met sous la couette parce qu’il a froid, quand il veut boire au robinet parce que l’eau qui coule toute seule c’est beaucoup plus marrant, quand il s’échappe de l’appartement et court dans les étages SEULEMENT quand je suis pressée, et surtout il me faire rire à vouloir poser à chaque fois que je prends des photos à l’appartement. Alors j’ai plein de photos de lui et grâce à mes posts sur les réseaux sociaux où il est parfois la star, on a été contacté par Miaou Box qui nous a livré une box justement hier soir. Avec plein de jouets trop cools, et des petites friandises. C’est quand même fou, d’imaginer qu’il y a un an Donut dormait dans une cage, et qu’aujourd’hui il vit dans le Marais et qu’il reçoit sa box par coursier :D. Une belle revanche sur la vie à souhaiter à tous les animaux abandonnés. Adoptez sans hésiter.

Toutes les informations sur les portes ouvertes de la SPA ce week end ICI.  N’oubliez pas de prendre avec vous un justificatif de domicile, et votre carte bancaire. Adopter à la SPA a un coût et c’est normal, c’est une participation aux frais et surtout un moyen de prouver que vous voulez VRAIMENT adopter.

Giulia Baggini - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (8)

Les Milanesi

8 Mai, Arc de Triomphe

Mon texte sur les réseaux sociaux a fait réagir – plus que je ne l’aurais pensé – alors, pourquoi ne pas en parler sur mon blog que je veux plus personnel…

Cette année, ça m’a un peu perturbée que le 8 mai tombe un dimanche. En me réveillant je me suis dit « On est dimanche, je vais en profiter pour rattraper mon retard dans mon travail ». Alors j’ai bossé, fait ma comptabilité, retouché des photos… Puis finalement au milieu de l’après-midi, j’ai ressenti l’envie de déjeuner et de prendre un peu le soleil; en route pour le jardin du Petit Palais (que je vous recommande au passage). Dès la sortie du métro Champs-Élysées Clemenceau en passant devant la statue du Général de Gaulle et sa gerbe fraîchement posée, je réalise enfin qu’on est le 8 mai, le jour de la Victoire, un des plus importants de notre calendrier, et je m’en veux un peu pour mon temps de réaction. Mon Grand-Père a fait carrière dans l’Armée, il a été une figure de la résistance dans son fief. Il avait créé la 1ere Compagnie du 7e Bataillon FFI dont il était Capitaine; avec ses hommes, ils avaient monté tout un réseau de résistance dans le Morbihan, le plus jeune avait 16 ans. Si je n’ai jamais connu mon Grand-Père, je connais ses hommes encore en vie. Le 8 mai c’est quand même le seul jour de l’année pour leur rendre hommage et j’avais failli les oublier.

Direction l’Arc de Triomphe. Le drapeau flottant sous l’Arc est impressionnant, on lève tellement la tête qu’on en oublie presque la tombe du Soldat Inconnu juste en dessous. J’y suis restée 15min et pendant ce laps de temps, j’ai croisé plusieurs anciens combattants, certains en fauteuil roulant, d’autres avec une canne. Et en fait ça m’a rendue triste. Les gens passaient à côté sans vraiment leur porter un regard ou un sourire, râlaient presque car ils n’avançaient pas vite et encombraient le chemin; une indifférence assez folle (mais tellement à l’image de notre société actuelle) alors que ces papis ont combattu il y a seulement quelques décennies pour sauver la France. J’ai déjà entendu dans mon entourage, des collèges ou même des amis employer les termes « j’en ai rien à foutre de l’hommage » ou encore « c’est loin tout ça »; ça me révolte. Je ne comprends même pas comment le « je-m’en-foutisme » de tout a pu prendre une si grande place dans notre société; les gens ne connaissent même plus la signification des jours fériés tant qu’ils peuvent faire des ponts. Personnellement, j’ai énormément de respect pour ces anciens combattants, qui n’ont pas eu peur d’aller au combat, qui ont surement perdu des camarades et des frères, mais qui ont donné leur jeunesse, leur vie pour que nous soyons libres. C’est grâce à EUX que nous sommes aujourd’hui dans un pays libre. On leur doit tout et on a tendance à l’oublier. N’oublions jamais.

Festival de Hyères 2016Nouveau. Décontracté. Intimiste. Ce sont les 3 mots que j’utiliserais si j’avais à décrire ma première venue au Festival International de Mode et de Photographie de Hyères. Sans connaitre personnellement qui que ce soit s’y rendant chaque année, je m’étais toujours intéressée à ce festival se tenant à la Villa Noailles dans les hauteurs de Hyères sous le soleil du sud. Depuis un an j’y pensais. Déjà car le photographe The Locals y avait fait des street styles incroyables pour Vogue en 2015, et parce qu’on m’en a reparlé cet hiver: « Tu devrais y aller, ça te plairait, il y a beaucoup moins de pression qu’à la fashion week, c’est chill ». Aller hop, j’achète mes billets d’avion et on verra. J’étais un peu anxieuse d’y aller seule, de ne pas connaitre les visages et les noms des personnes incontournables de cet évènement si discret mais finalement très connu dans le milieu de la mode. J’ai rencontré des gens cools dès mes premiers pas à la Villa Noailles le jour de mon arrivée; le festival n’avait pas encore commencé mais je m’y étais rendue pour récupérer mon badge d’accréditation. A vrai dire, je n’étais même pas encore dans l’enceinte de la villa que j’ai été abordée par un journaliste qui avait craqué sur mon look teddy américain-Converse, qu’il a immortalisé avec son iPhone; l’arroseur arrosé. Au comptoir des accréditations, j’ai rencontré Ivan du 2e Bureau (bureau de presse); une très bonne rencontre, il m’a mise a l’aise et m’a présenté d’autres personnes qui m’ont elles-mêmes présentées d’autres personnes. En fait, je n’ai jamais été seule à aucun moment.

Cette année c’est Paco Rabanne qui était l’invité d’Honneur; le drapeau PR flottait dans le ciel de la villa durant tout le festival et une magnifique exposition de mode y était présentée. Le premier jour, des ateliers pour réaliser un bracelet en cotte de maille, savoir-faire emblématique (et historique) de la marque, étaient même organisés. Défilés, expositions, ateliers, conférences, et concerts rythment le festival. Le reste du temps? Tout le monde se pose dans les jardins de la villa pour profiter du soleil. Le moment idéal pour aborder les gens afin de capturer leurs looks. La première que j’ai photographiée portait une jolie robe marinière, un chapeau et des lunettes de soleil. Quand je lui demande son nom, je me rends compte que je ne connais qu’elle (virtuellement!), je la suis depuis des années: Delphine Desneiges, aka Deedee. Comment n’ai pas pu la reconnaitre? Les lunettes certainement. Puis j’étais lancée, j’ai enchainé les looks de rédacteurs, designers, étudiants, passionnés de mode… Silence, France Culture est en direct avec l’intervention de Jean-Pierre Blanc (JP Wight en anglais!), directeur de la Villa Noailles. Puis, une musique commence à retentir, place au concert! Petite Meller, les joues rougies au blush, arrive sur scène et nous emporte avec ses 2 musiciens dans un univers musical pop, habillée en body et Converse (marque partenaire du festival qui m’a offert une paire le dernier jour). Coup de foudre immédiat pour elle et sa musique, coup de cœur confirmé pour le festival. Et puis pour Hyères aussi! Cette ville est hors du temps et vraiment belle avec son centre ville médiéval et ses petites rues qui grimpent qui grimpent (pour aller à la villa Noailles du centre je mettais 20 min, seulement 5 pour en redescendre :)). Les habitants sont adorables, tout le monde se salue dans la rue, même sans se connaitre. En bref, Hyères = coeur avec les doigts. Je reviendrai sans hésiter l’an prochain. En attendant, voici quelques photos, la suite viendra dans l’article suivant. Toutes mes photos sont à vendre au sein de l’agence de presse Abaca ou sur ma galerie de ventes.

Photos dans l’ordre: Drapeau Paco Rabanne au sommet de la Villa Noailles,  inconnu, Clara Ponsot (comédienne), Eva-Maria (étudiante en mode), Petite Meller (blogeuse/rédactrice), atelier bracelet Paco Rabanne, Deedee, Lia Garguilo (model), Samia Ziadi (fashion designer), Myriam (étudiante en mode), Anais (étudiante).

Festival de Hyères 2016Festival de Hyères 2016Festival de Hyères 2016 Festival de Hyères 2016Festival de Hyères 2016Festival de Hyères 2016Festival de Hyères 2016Festival de Hyères 2016

 

 

 

 

 

Hyeres, Paca. Festival de Hyères 2016Festival de Hyères 2016 Festival de Hyères 2016
Leaf Greener - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (4)
Erika Boldrin and Alessandro Enriquez - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (1)
Elvira Abasova - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (9)
Street style - London Fashion Week RDT FW16-17 (14)
Ece Sukan - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (4)
Erika Boldrin - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (3)
Olivia Palermo - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (4)
Francois-Xavier Watine at Paris Fashion Week Menswear 2
Elina Halimi at Paris Fashion Week Menswear-2
Albane de Marnhac at Paris Fashion Week Haute-Couture
Models Liene Podina, Eli Bauer and Litay Marcus - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (2)
Georgiana Boboc at Paris Fashion Week Haute Couture-4
Antoine de Caunes at Paris Fashion Week Haute Couture
Street style - Copenhagen Fashion Week FW16-17 (10)
Anne-Sophie Mignaux at Paris Fashion Week Haute Couture
Models at Paris Fashion Week Menswear
Kristina Bazan at Paris Fashion Week Haute Couture-3
Thassia Naves - Milan Fashion Week RDT FW16-17 (16)
Street style - Copenhagen Fashion Week FW16-17 (2)
Sofia Lascurain - Milan Fashion Week RDT FW16-17 (4)
Close up - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (52)

Celine Aagaard - Stockholm Fashion Week FW16-17 (11)Celine Aagaard - Stockholm Fashion Week FW16-17 (12)Celine Aagaard - Stockholm Fashion Week FW16-17 (10)
Celine Aagaard.

Close up - London Fashion Week RDT FW16-17 (17)
Models Alix Angjeli and Sofia Tesmenitskaya - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (1)

Vashtie - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (3)Vashtie - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (1)Vashtie - Paris Fashion Week RDT FW16-17 (2)Vashtie Kola.

Street style - Milan Fashion Week RDT FW16-17 (3)
Laura Comolli Street style
Patricia Manfield and Giotto Calendoli at Milan Fashion Week
Mira Duma at Paris Fashion Week Haute Couture-2
Jenny Hjalmarson Boldsen - Copenhagen Fashion Week FW16-17Jenny Hjalmarson Boldsen - Copenhagen Fashion Week FW16-17

Jenny Hjalmarson Boldsen - Copenhagen Fashion Week FW16-17Jenny Hjalmarson Boldsen

Street style - Stockholm Fashion Week FW16-17
Line Langmo and Janka Polliani - Stockholm Fashion Week FW16-17 (1)
Fabrizio Oriani at Milan Fashion Week Menswear

Street style at Paris Fashion Week Haute Couture

Vika Gazinskaya at Paris Fashion Week Haute Couture-4
Gilda Ambrosio at Paris Fashion Week Haute Couture-5
Street style at Milan Fashion Week Menswear
Model at Paris Fashion Week MenswearModel at Paris Fashion Week Menswear
Chiara Ferragni at Milan Fashion Week-3
Street style, Paris
Model at New York Fashion Week
HB Nam at MFW
Nausheen Shah at New York Fashion Week
Chiara Ferragni at Milan Fashion Week
Models at Copenhagen Fashion Week
Shooting with Sp4nk Fashion blogger, ParisShooting with Sp4nk Fashion blogger, ParisShooting with Sp4nk Fashion blogger, Paris

Shooting with Sp4nk Fashion blogger, ParisShooting with Sp4nk Fashion blogger, ParisAstrid, alias SP4NK fait également partie de mes plus belles rencontres de blogueuses de 2015. Et tant qu’à faire, autant être originales… On s’est vues pour la première fois à Milan en février; j’y étais pour couvrir la fashion week et elle un évènement de presse. Et depuis on se croise de temps en temps à Paris. Ce shooting a été réalisé au mois de novembre: béret/collants/top/bottines Asos, manteau Sud Express, jupe UO, sac Chloé.