March against Monsanto - Paris, May 2016. Changer sa manière de consommer. Changer de consommation. Manger bio. Manifestation contre monsanto et bayer

Cela fait des mois que je veux parler de ce sujet. Un sujet qui me tient à cœur, et qui rythme désormais ma vie au quotidien, dans mes choix et dans mes achats. Ce n’est pas évident de parler de sa manière de consommer sans paraitre moralisateur, mais après tout, je me dis que si on n’en parle pas, on n’avance pas. Et puis il faut dire que j’ai plein de choses à raconter car en deux ans, je suis passée de la pire consommatrice au monde avec peu d’éthique à une petite écolo modèle. Pas de militantisme politique, mais une réelle prise de conscience.

Ma consommation avant?

J’ai presque honte d’en parler aujourd’hui. Pourtant j’ai grandi à la campagne; à la maison on mangeait les fruits et légumes du jardin et le poulet du marché mais j’étais si difficile dans mes goûts que la brioche (souvent industrielle) au nutella était un incontournable au quotidien. En tant qu’enfant/ado, je récupérais les fringues de mes cousines plus grandes, les achats neufs n’étaient pas fréquents. Finalement ma consommation à l’époque n’était pas si catastrophique mais ce n’est pas un sujet dont on parlait, on ne m’a jamais éduquée sur le sujet.  C’est après, quand à 18 ans j’ai quitté mon nid parental pour vivre seule, en ville, que ma pauvre considération du monde s’est installée. Niveau alimentation, je n’achetais que des merdes industrielles, et puis les moins chères surtout, budget étudiant oblige. Jambon sous plastique, pâtes blanches, peu de légumes, knakis, oeufs de batterie, nutella, brioche industrielle, alcool bon marché, McDonald une fois par semaine, yaourts à chaque repas, la cuisine au beurre, etc. Ma spécialité était les carbo (pâtes blanches + crème fraiche + lardons + fromage râpé). Niveau fringues? tant que ce n’était pas cher: H&M, Zara… Pour les produits cosmétiques, j’achetais toujours le gel douche, cotons, dentifrices les moins chers… Et tout ça, ça a duré jusqu’à mes 25 ans. Pourtant ma vie étudiante était loin derrière, je venais de m’installer à Paris, je pouvais ouvrir les yeux non? Non. Car je n’étais toujours pas « éduquée » sur le sujet, personne ne m’en avait jamais parlé.

Le déclic?

Si vous avez lu mon post sur le corps fluet, vous savez déjà pourquoi/comment j’ai changé. Pour les autres, je vous explique à nouveau. Il y a deux ans j’ai eu plusieurs problèmes de santé dont une grosse gastrite. Plusieurs mois sous inexium (un médicament anti-acidité) sans aucune amélioration. J’étais désespérée et surtout apeurée à l’idée d’avoir un ulcère. J’étais déjà à la limite de la limite. Par hasard ma mère parle de mes problèmes à une femme qui séjourne dans ses chambres d’hôtes. Celle-ci lui recommande vivement que j’aille voir son naturopathe à Paris. C’était en mai 2015, et il avait 81 ans. Je suis prête à tout essayer mais ne sais pas à quoi m’attendre. C’est quoi un naturopathe? Je n’en ai pas la moindre idée. Mon rendez-vous a duré 1h, le temps requis pour me faire passer un physioscan (une machine assez futuriste qui voit quels organes ont des problèmes et lesquels). Sans surprise, mon estomac est en alerte mais « ce n’est pas trop tard ». Il me conseille d’arrêter mon traitement en cours et d’essayer sa méthode aussi naturelle soit-elle: changer d’alimentation. Comment j’avais pu passer à coté? Comment je n’avais pas su avant que l’alimentation et notre santé étaient liées? Que nous sommes ce que nous mangeons? Il me remet une feuille recto verso de consignes; ce que je dois arrêter absolument et ce que je dois favoriser. Il m’a pris 150 euros, et si ça m’a paru cher à l’époque; aujourd’hui je me rends compte que la santé n’a pas de prix. En 3 semaines en suivant ses consignes, mes problèmes d’estomac avaient disparu. Arrêter les cochonneries industrielles, limiter la viande rouge voir l’arrêter, arrêter la charcuterie, arrêter le café et le thé et préférer les infusions, réduire la farine blanche (pâtes, baguette, etc…) et la remplacer par la complète et surtout le plus important de tout: supprimer complètement les produits laitiers. De l’autre côté, il fallait favoriser les fruits le matin, puis varier les céréales et les oléagineux, choisir certaines huiles vierges, manger beaucoup de légumes, cuire à la vapeur, découvrir le pollen et les épices, etc… en bref, manger le moins transformé possible. C’est vachement dur dit comme ça? Oui ça l’est. Mais quand on veut s’en sortir, on le fait. J’ai fait ce changement du jour au lendemain. Si au début j’étais super stricte dans le respect des consignes, socialement et moralement parlant c’était difficile. En fait, j’ai très vite compris le raisonnement, désormais je pouvais faire des écarts à condition qu’ils soient raisonnés. Mais la façon dont mon corps s’est vite habitué, et surtout comment je me suis débarrassée rapidement de ces problèmes de santé m’a tellement intéressée que je me suis ensevelie sous une montagne de bouquins sur les bienfaits de l’alimentation et j’ai commencé à regarder des reportages à ce sujet. Je suis passée à une alimentation entièrement bio en janvier 2016, et sans aucune viande (même blanche) en juillet 2016. Je mange ceci encore un peu d’œufs bio et du poisson, et je continue à manger de temps en temps des desserts comprenant du lait et des œufs.

Ce que j’ai appris du point de vue éthique sur le changement de consommation? Qu’est-ce qu’on peut faire à notre échelle?

Aie aie aie. C’est là que ça fait mal et qu’on peut tous à notre échelle faire des petites choses pour changer. Bon déjà il faut avoir conscience que nous sommes manipulés par les lobbys industriels. Ils n’ont rien à foutre de notre santé tant que le profit est là. La première chose à faire c’est prendre conscience que nos choix de consommation, nos envies immédiates, nos achats compulsifs ont un impact sur la planète: environnement, humains et animaux. Manger de la viande démesurément, manger des produits contenant de l’huile de palme, acheter des vêtements pas chers,  utiliser des gels exfoliants à micro billes, etc… tout a un impact. Alors que faire? Vous trouverez ci dessous quelques pistes, il y en a des dizaines d’autres, mais ici je ne parle que par expérience.

  • Acheter BIO, de saison et favoriser les circuits courts. Bon, je ne sais pas vous mais moi je suis scandalisée par l’omniprésence des pesticides, partout, dans tout et de leurs conséquences sur la santé. Alors le bio ça coute plus cher oui c’est vrai, mais encore une fois, la santé n’a pas de prix non? Quand à coté on arrête d’acheter des merdes industrielles, qu’on change complètement d’alimentation, les courses n’en reviennent pas plus chères je vous l’assure. Une pomme non bio par exemple est traitée des dizaines de fois, et en perd sa qualité nutritive. Une pomme ne doit pas être parfaite et bien luisante pour être bonne, bien au contraire. Récemment, on nous faisait part dans la presse que seules des marques bio de muesli ne contenaient pas de pesticides et qu’au contraire des marques « connues » de la grande distribution en contenant plein, ça jette un froid. Un super reportage de Cash Investigation, l’émission d’Elise Lucet sur France 2, m’a ouvert les yeux sur les dangers des pesticides, sur notre santé et celle des enfants. Le plus drôle (rire jaune) c’est que les mêmes qui fabriquent des pesticides fabriquent aussi des médicaments; surement pour soigner les cancers qu’ils nous refilent, quel beau business. Ici le replay.
    On a beaucoup entendu parler des pesticides tueurs d’abeilles récemment. Mais savez vous pourquoi les abeilles sont importantes? Car elles pollinisent. Elles permettent aux végétaux de se reproduire. Elles permettent la vie en fait. Mais elles ne sont pas seules à travailler pour la bonne croissance des végétaux. Les sols riches en vers de terre par exemple (plus ou moins profonds selon les races) permettent d’aérer les sols et de les rendre sains. Mais les pesticides les tuent aussi. Petit article/video Arte à ce sujet. Vous l’avez compris, les pesticides détruisent la vie et le pire dans l’histoire c’est que ces géants industriels ont la main mise sur les semences de 90% des végétaux. Des semences modifiées, inscrites dans un catalogue. Les agriculteurs ayant recours à des semences anciennes et vendant les fruits de ces semences ont des amendes. Tout est sous contrôle et on ne peut pas faire grand chose.
  • Diminuer la viande et les produits issus d’animaux. Je ne pourrais trouver meilleure explication que cette courte vidéo de 4min de DATA GUEULE (des journalistes de France TV) postée ci dessous, qui explique en quoi, avec une avalanche de chiffres, environnementalement parlant l’élevage animal est une catastrophe (grosses quantités émises de CO2, pollution des nappes, gaspillage d’eau) et pour la santé idem (animal piqué aux hormones et antibiotiques, conditions déplorables de l’animal et donc développement des bactéries résistantes, cancers favorisés). Il y a aussi le problème de la nourriture dans les restaurants non-bio, on ne sait pas vraiment la qualité de ce qu’on mange; ou encore les bons desserts « faits maison » des boulangeries/pâtisseries : les œufs utilisés sont issus des batteries et bonjour le mauvais cholestérol qu’ils contiennent. Ce qu’on peut faire? Diminuer sa consommation de viande (voire l’arrêter si on est courageux), choisir de la viande de qualité chez un boucher, manger du poulet bio sans hormones, manger des œufs bio (code OFR de tamponné dessus), ne plus acheter de viande transformée (saucisse industrielle, salami, jambon bien rose, etc…). En parlant de jambon, avez-vous vu le Cash Investigation, cette fois ci sur l’industrie alimentaire qui nous montre l’envers du décor de la viande transformée et des combines et pressions scandaleuses des lobbys? Saviez-vous que le bon jambon rose que vous achetez sous vide est fait à partir de morceaux de porc cuits pour reconstituer un jambon, dont les tranches sont ensuite « piquées » au sel nitrité qui donne cette couleur bien rose mais surtout détruit l’ADN dans nos intestins? Miam. Et puis, quand des scientifiques démontrent une corrélation entre cancer et viande, les lobbys contre-attaquent en payant d’autres scientifiques pour prouver le contraire. Bref, je vous conseille le replay! Par quoi remplacer tout ça alors? La viande par des protéines végétales, la crème fraiche par des crèmes de coco ou d’amande, idem pour le lait. Il y a autant d’alternatives végétales aux animales sinon plus.

  • Arrêter les produits contenant de l’huile de Palme. Le gagnant de la palme que nous avons tous consommer une fois dans notre vie? Nutella! Mais pas que! Les biscuits (un exemple de grande marque que vous connaissez tous: LU), et les plats préparés en contiennent aussi. Nutella et LU par exemple, avec leur bombe marketing d’huile de palme durable me font bien rire. L’huile de palme durable n’existe pas. Comme disait le Nouvel Obs dans cet article, l’huile de palme durable est un outil de « greenwashing pour berner le consommateur ». Alors quand je vois des blogueurs influents poster des photos de pots de nutella, alors qu’ils ont le pouvoir de faire changer les choses et au contraire de faire passer des messages, ça m’attriste. En plus de la déforestation toujours plus importante que la culture de cette huile exige, il y a l’extermination des orangs-outans qui en résulte. La déforestation pour les cultures d’huile de palme entrainant la destruction de leur habitat naturel (ou carrément de colonies entières quand la déforestation se fait par incendies, les animaux sont brûlés vifs), ils doivent donc se contenter d’habiter dans ces nouvelles cultures de palmiers, sauf que les paysans locaux n’en veulent pas et les tuent! Moi j’aime les animaux, et pas que mon chat. J’aime tous les animaux et la maltraitance au sens large m’attriste au plus haut point. Cet article, encore une fois du Nouvel Obs vous expliquera mieux que moi pourquoi les orangs-outans disparaissent à cause de nous et nos choix de consommation. Comme pâte à tartiner sans huile de palme (et j’en ai essayé pas mal), pour ma part j’adore Chocobella de la marque Damiano ou Nocciolata.
  • Choisir des produits cosmétiques et domestiques naturels ou labels BIO ou ECOCERT. De plus en plus d’études démontrent que les produits cosmétiques et détergents classiques sont bourrés de substances chimiques et notamment des perturbateurs endocriniens. Pour nettoyer, personnellement j’utilise du vinaigre blanc et du bicarbonate, du produit vaisselle ecocert. En produits cosmétiques tout est ecocert (même mon coton est bio) sauf mon dentifrice que j’achète en pharmacie mais celui ci est sans micro-billes. J’achète chez Mademoiselle Bio (chaine de magasins de cosmétiques bio) mes produits de premières nécessités: une bouteille d’1L Douche/Shampoing toutes les 3 semaines (environ 10 euros)  ainsi que mon eau micellaire démaquillante (de la marque Lea Nature). Ah et le papier toilette? On peut lire sur certains paquets le sigle PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification = programme pour la gestion durable des forêts).
  • Arrêter avec le plastique jetable. Déjà on investit une bonne fois pour toute dans un panier/cabas pour les courses. C’est tout bête mais les sacs plastiques sont un désastre écologique. Tous comme les ballons gonflables, donc le lâcher de ballon, on évite. Les couverts en plastique jetables, idem. De toute façon ça va être interdit en France bientôt mais en attendant et à l’étranger quand on voyage, on choisit des assiettes/couverts en carton, ou en plastique lavable et ré-utilisable. Quand on voit l’état de la nature et de nos océans aujourd’hui, des poissons (grands et petits) qui meurent d’occlusion intestinale à cause du plastique, ou que nous consommons bourrés de particules plastiques, beurk. Alors on arrête de jeter,  on recycle et on en consomme le moins possible surtout. C’est également pour cette raison qu’acheter au marché ses fruits et légumes, et en vrac pour les céréales, permettent de diminuer l’utilisation des emballages plastiques.
  • Acheter moins de vêtements bas de gamme. Encore un sujet sensible mais que voulez-vous, quand on sait ce qu’il y a derrière, on ne peut qu’être choqué. Les marques qui renouvellent sans cesse leurs collections (H&M, Zara, Topshop, C&A, etc…) et les vendent à bas cout ont un impact considérables sur l’environnement. Déjà, pour avoir beaucoup de coton sous la main, il faut le cultiver vite, d’où l’utilisation massive de pesticides. Des produits chimiques contenant des métaux lourds sont ensuite utilisés pendant la fabrication des vêtements pour fixer les couleurs, les plis, etc… Sans parler des conditions déplorables des ouvriers (il s’agit d’enfants également) qui travaillent dans les pays asiatiques pour l’industrie textile et qui sont en contact de produits dangereux, ces produits se retrouvent ensuite chez nous. Au contact de notre peau? Mieux vaut ne pas imaginer (perturbateur endocrinien par exemple). Quand on passe notre vêtement bas de gamme à la machine, les produits chimiques qu’il contient, arrivent dans nos canalisations, puis dans tout. Bref… Pas joli joli. Cet article publié sur Le Monde est édifiant. Et je vous invite aussi à regarder la vidéo courte ci-dessous réalisée par Clément s’emmêle; il explique avec humour en moins de 10min les dangers sur la santé et l’environnement de ces vêtements fast fashion. Mais ce n’est pas tout. Et la condition animale dans l’histoire? Les renards et ratons laveurs élevés pour leur fourrure, les lapins épilés tous les 3 mois (oui oui même en France) pour leur poils angora, les oies plumées vivantes pour nos doudounes et couettes en plumes? Ne les oublions pas, ils valent mieux que ça. Ah et il y a la question du cuir. Bon autant ne pas céder au produit en cuir bas de gamme, je ne veux même pas savoir quel animal a été tué pour une paire de chaussures en cuir à 25 euros (peut-être un chat ou un chien en Chine? Ca existe.). La solution? Acheter moins mais mieux. Acheter des vêtements fabriqués en Europe, bannissez la fourrure, l’angora et les plumes, achetez en friperie. Et ne jetez pas vos vêtements à la poubelle (donnez les directement à la Croix Rouge ou chez Emmaüs)!

  • Respecter la nature et les animaux lors des voyages. Ce point me tient énormément à cœur. Il faut respecter la nature partout d’ailleurs mais encore plus quand on voyage. Ne pas polluer oui, mais respecter les animaux aussi fait partie des changements éthiques à effectuer. Franchement, ceux qui font encore des balades à dos d’éléphants ou ceux qui vont voir des spectacles d’orques et dauphins en captivité sont les pires touristes du monde. On sait que les éléphants par exemple ont des liens très forts entre eux. En Asie pourtant, les bébés sont arrachés à leurs mamans pour être domptés afin de devenir l’éléphant parfait pour touristes. Pour cela, une solution: la maltraitance. Rouer de coups l’éléphanteau pour lui retirer ses émotions. Une fois adulte et asservi, il n’a pas le temps de manger et boire convenablement entre les balades de touristes impatients. D’apparence robuste, il a pourtant un dos fragile et vous porter toute la journée est épuisant. Le mieux c’est d’aller dans les sanctuaires et les nourrir. Les autres activités à bannir? Toutes celles où l’animal est mis en scène. Voici un très bon article sur Le Monde vous donnant la liste des pires activités touristiques sans aucun respect des animaux. Les spectacles de dauphins en font partie. Je ne comprends même pas comment on peut trouver ça génial. Ces pauvres bêtes sont des animaux sauvages qui ont besoin de grands espaces; en captivité ils sont loin de leurs familles, deviennent fous, et ont des maladies de peau tellement l’eau chlorée est immonde pour eux. Vous voulez en voir? Faites du bateau au large! Encore une fois, les blogueurs, réfléchissez avant de poster des photos de delphinarium.

 

CONCLUSION

J’avais beaucoup de choses à dire, je suis contente d’avoir pris le temps d’écrire tout ça. J’espère que certains y trouveront des pistes pour changer. On ne peut pas être irréprochable, moi la première, mais on peut changer des petites choses pour notre santé et pour la planète. Le film DEMAIN aussi est à voir, si vous souhaitez en savoir plus sur les solutions possibles à plus grandes échelles. Récemment l’Odyssée retraçant la vie de Cousteau m’a révolté au début puis finit sur un message qui pousse énormément à la réflexion. « Le Livre Noir de l’Agriculture » de la journaliste d’investigation Isabelle Saporta donne une idée de ce qu’est vraiment l’élevage intensif de cochons, et on tombe de haut; je le recommande également, il est très rapide à lire et ne coute que 6 euros. Nous pouvons faire changer les choses simplement par nos choix de consommation. Les blogueuses « mode » que je suis et qui ont plein de petites astuces pour changer sont Victoria Mango&Salt, Et pourquoi pas Coline avec sa rubrique Green et Anne&Dubndidu que je vous conseille de suivre également; elles parlent mode, sport, alimentation. Pour les autres blogueurs qui auront lu cet article, bon eh bien vous avez votre conscience et beaucoup de cartes entre les mains. Mais sachez que vous avez un pouvoir d’influence; servez-vous en pour faire passer des messages importants. Au final, il en dépend de notre vie future, de celle qu’auront nos enfants. Dans mon métier de photographe, j’ai pour ma part arrêté de photographier les gens portant de la fourrure à la Fashion Week, je couvre des manifs anti pesticides, je dis à mes clients que je ne veux pas être mise sur des missions de photographies promouvant des lobbys, et j’ai récemment pris la décision de ne plus faire de photos pour des marques faisant fabriquer leurs vêtements en dehors de l’Europe si elles sont européennes ou américaines. Le made in Asia c’est fini donc, et pour tout vous dire, je ne suis pas rentrée dans un H&M ou autre magasin de consommation de masse depuis plus d’un an; je fais mon shopping en friperie, je chine des meubles en brocante, je fais mes courses au magasin bio, et je me sens mieux. Physiquement déjà car manger sainement donne de l’énergie, mais aussi psychologiquement; je participe au changement des choses à mon échelle, je me lève et dis ce que je pense, je ne laisse plus les lobbys commander mes choix de consommation et c’est bon de se sentir libre.

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